Axe 4 – Théories et pratiques de la connaissance historique

Cet axe est coordonné et Jean-Louis GEORGET et Denis THOUARD

L’axe sur la connaissance historique propose de revenir sur l’histoire dans sa problématique générale et ses composantes particulières. Il ne s’agit pas uniquement de considérer l’histoire comme discipline, mais de rappeler que toute connaissance est historique, dans ses concepts, ses questionnements et ses enjeux. L’axe présente une interrogation sur l’épistémologie de l’histoire autant que sur l’historicité des phénomènes et des savoirs.

Cet axe propose une plate-forme de réflexion commune qui ne se limite pas aux questions de méthode. Les projets collectifs et individuels s’y retrouvent autour de trois ordres de priorité :

  • L’historicité est la dimension d’un savoir qui est lui-même partie d’une histoire. L’histoire elle-même, étant historique, doit être récrite périodiquement, repensée dans une situation qui change, en fonction d’enjeux inédits.
  • Mais il s’agit aussi d’analyser les modalités et la formation des concepts et des catégories qui, en sciences sociales et humaines, n’ont pas seulement un aspect auxiliaire, mais permettent de constituer les objets. Elle est l’occasion d’une étude contrastive des conceptualisations en langues.
  • Enfin, le retour sur la pratique heuristique de ces sciences passe, d’une part, par une enquête historique qui reconstitue la genèse des divisions disciplinaires et des références théoriques qui ont aidé au fonctionnement des différentes disciplines ; elle s’accompagne, d’autre part, d’une réflexion sur ces concepts.

Les projets s’articulent autour de trois ordres de questionnements portant sur les formes d’historicités, les catégories et les objets.